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JO 2026: UNE NOUVELLE APPROCHE DE LA PERFORMANCE

Article pour comprendre le discours de nos athlètes canadiens dans les médias pendant les Jeux Olympiques de Milan Cortina. Suggestions de deux approches de la performance et les impacts possibles.

Ce vendredi soir 6 février 2026, le monde aura les yeux rivés sur Milan. Le drapeau olympique va flotter et la vieille devise résonnera encore : Citius, Altius, Fortius. Plus Vite. Plus Haut. Plus Fort. C’est inspirant. C’est la promesse du dépassement de soi de Pierre de Coubertin. Mais pour un psychologue spécialiste de performance humaine, c’est aussi un signal d’alarme. Car derrière cette quête de l’extrême se cache un piège redoutable. Un piège dans lequel tombent autant les athlètes d’élite que les professionnels et entrepreneurs ambitieux. En écoutant ou lisant les entrevues des derniers jours (3 au 5 février), j'observe deux types de discours chez nos athlètes québécois. Ces mots ne sont pas anodins : ils nous révèlent s'ils s'élèvent vers la Montagne de la maîtrise ou s'ils s'approchent du Canyon de l'anxiété (voir l'image et explication dans le PDF). C'est un modèle que j'ai intitulé le Y horizontal. Il y a la voie vers le bas et la voie vers le haut. 

1. Le Piège du "Citius, Altius, Fortius" (Le Canyon et l'égo)

Certains athlètes arrivent avec une obsession du résultat pur. On entend des phrases comme : « On ne vise pas la participation, on vise la victoire » (Marc Schryburt, PVC). Bien que l'ambition soit noble, l'obsession de la médaille est la voie vers le bas ou le canyon de que ce que j’appelle le Y horizontal. Le risque : En se focalisant sur le "plus haut, plus vite, plus fort" (la médaille), l'athlète place son estime de soi entre les mains de facteurs qu'il ne contrôle pas (la glace, les juges, les rivaux). C’est la recette parfaite pour se contracter au moment fatidique.

La Voie vers le bas, c’est la mentalité fixe tel qu'expliqué par Carol Dweck. C’est croire que votre valeur dépend de votre dernière performance. C’est la tyrannie du "Il faut que je gagne", sinon je ne suis rien. Le moteur ici, c’est la peur. On l'a vu cette semaine avec la fondeuse Sonjaa Schmidt. Même après avoir gagné les essais, elle a confié aux médias avoir "pleuré avant la course tellement elle était nerveuse". Pourquoi ? À cause du "poids des attentes". Quand vous êtes dans le Canyon, chaque défi est une menace. Le stress vous ronge, le cortisol grimpe, et le plaisir disparaît.  C'est la face sombre du Citius, Altius, Fortius. Toujours plus, jusqu'à la rupture.

2. La Maîtrise par le Processus et le plaisir (La Montagne)

Heureusement, il existe une autre voie. Celle de la Croissance et vers le haut. Ici, l'objectif n'est pas de prouver qu'on est bon, mais d'apprendre et de s'améliorer. Regardez Mikaël Kingsbury. Il arrive à Milan avec une cible énorme dans le dos. Pourtant, son discours est aux antipodes du stress. Dans une entrevue récente, il expliquait que la paternité a changé sa perspective : "Je suis moins dur envers moi-même... J'ai déjà accompli tout ce que je voulais." Paradoxalement, ce détachement du résultat le rend encore plus redoutable. Il a quitté le Canyon de la perfection pour la Montagne de la Maîtrise. Il ne skie plus pour la médaille, il skie pour l'expression de son art.

Laurent Dubreuil : Le patineur de Lévis l'a dit clairement ce matin : « C'est valorisant de réussir un temps phénoménal, même si ça ne suffit pas pour remporter une médaille. » Il valorise l'excellence et le mouvement plutôt que le métal. Il est dans la constance.

Steven Dubois (Terrebonne) : Il mentionne se concentrer sur des points techniques précis (dépassements, trajectoires) plutôt que sur le podium. Il mentionne les petits points sur lequel focaliser son attention. 

Regardez Valérie Grenier ou Deanna Stellato-Dudek (42 ans !). Elles ne sont pas là pour satisfaire des statistiques. Elles sont là par résilience, par passion, par engagement envers le processus. Elles ont remplacé la pression par le plaisir.

Ma Contre-Devise : Changer d’approche

Si vous êtes entrepreneur ou leader, vous n'allez pas à Milan cette semaine. Mais vous avez vos propres Jeux Olympiques : vos chiffres de vente, vos présentations, vos crises à gérer. Si vous appliquez le Citius, Altius, Fortius à votre business, vous allez finir en burnout dans le Canyon.

Je vous propose une nouvelle devise pour votre performance, celle que j'enseigne dans mes parcours de leadership, conférence et formation.

"Parvus, Constans, Longe... Sapientius."

Parvus (Petit) : Ne cherchez pas le coup d'éclat héroïque. Cherchez le petit progrès quotidien.
Constans (Constant) : La régularité bat l'intensité. Soyez discipliné jour après jour.
Longe (Longtemps) : Visez la durabilité. Une carrière n'est pas un sprint, c'est un marathon.
Sapientius (Sagement) : Utilisez votre énergie avec intelligence (Gestion de l'énergie), pas avec force brute.

Quel chemin choisissez-vous ?

Les athlètes que nous allons applaudir ont fait leur choix. Certains vont offrir leur performance dans la souffrance mentale et émotionnelle, d'autres vont performer et s'accomplir

Et vous ?

VOTRE DIAGNOSTIC PERFORMANCE : Et vous ? Votre discours interne vous mène-t-il vers la Montagne ou le Canyon ?

J'ai conçu un test rapide de 10 questions pour évaluer votre approche de la performance. M'écrire au courriel suivant et vous aurez le PDF.

En m’écrivant profitez d'une réduction exclusive de 50$ sur mes ateliers sur Zoom en mars 2026 : L'Élite en Action : C.R.O.I.R.E. en soi.

Bruno Ouellette
[email protected]

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