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CROIRE QUE C'EST POSSIBLE

Article qui présente l'importance de la confiance comme moteur de performance et de la lucidité pour illustrer le risque d'aveuglement.

Dans le milieu du sport de haut niveau, la différence entre le podium et l'erreur ne se joue pas seulement dans les muscles, mais dans une structure mentale invisible : la croyance. Ce matin (8 février 2026), nous avons vu deux visages de cette réalité. D'un côté, la canadienne et patineuse de vitesse longue piste Valérie Maltais, décrochant le bronze à force de ténacité à 35 ans. De l'autre, l’américaine, skieuse légendaire Lindsey Vonn (42 ans), s'élançant dans la descente avec une conviction de fer, une blessure importante, un genou en titane, pour finalement chuter lourdement.

Qu’est-ce que « croire », selon Albert Bandura ?

Pour comprendre ce qui anime ces athlètes, il faut se tourner vers le concept d'auto-efficacité (ou sentiment d'efficacité personnelle - croyance) développé par le psychologue réputé et le plus cité  Albert Bandura.

Selon Bandura, la croyance n'est pas un simple vœu pieux. C’est la conviction profonde qu’une personne possède les ressources nécessaires pour réussir une tâche donnée. Ce modèle repose sur quatre piliers :

  1. Les succès passés : La maîtrise de ses expériences précédentes.
  2. L'apprentissage social : Voir ses pairs réussir (l'effet d'entraînement).
  3. La persuasion verbale : Le discours interne et les encouragements du coach.
  4. L'état physiologique : Savoir interpréter ses papillons dans l'estomac comme de l'énergie et non comme de la peur.

Le paradoxe de la conviction : Le risque de l'obsession

Si croire en soi est le carburant de la persévérance, cela n'offre aucune garantie de succès. C’est ici que le bât blesse. Être convaincu que « c'est possible » permet de repousser ses limites, mais cela ne modifie pas les lois de la physique.

Le côté lumineux : Valérie Maltais illustre cette saine gestion. Sa croyance l'a portée à travers les années de transition pour atteindre le bronze. C'est un état d'esprit qui soutient l'effort soutenu.
Le côté sombre : Pour une athlète comme Lindsey Vonn, la conviction peut parfois frôler l'obsession. Quand la planète entière vous regarde, la pression sociale amplifie ce besoin de prouver que l'impossible est réalisable. Dans ces grands moments, la lucidité peut s'effriter, et l'erreur devient alors fatale.

Le Conseil du Coach : Cultiver la « Confiance Lucide »

En coaching de performance, on ne cherche pas à réduire la croyance, mais à l'équilibrer. Croire que c'est possible est nécessaire pour prendre le départ, mais c'est la lucidité qui permet de franchir la ligne d'arrivée.

L'astuce : Développez une croyance basée sur la manière et le comment plutôt que seulement sur la capacité de gagner une médaille.  Au lieu de seulement se dire « Je vais gagner » (ce qui dépend de facteurs externes), l'athlète  à avantage à se dire « Je suis capable d'exécuter mon plan technique à 100% ». C’est ce qu’on appelle la maîtrise de l’attention. 

Tout le monde souhaite gagner. C’est correct de vouloir gagner. Mais le sport de compétition est difficile et au final il n’y a qu’un seul gagnant. 

La note positive : La chute n'est qu'une donnée. La chute de Lindsey Vonn, bien que brutale, n'annule pas sa grandeur. Au contraire, elle valide son courage. La beauté du modèle de Bandura est qu'il est dynamique : une défaite ou une chute n'est pas une fin en soi, c'est une information. Dans son cas, elle devra prendre le temps de bien réfléchir à la suite. Elle pourrait aussi être handicapé pour la vie et cela n’est pas souhaitable pour personne. Pour nous tous, cela nous permet d’apprendre et de mettre les choses en perspective.

Valérie Maltais a connu des moments où « croire » était difficile, et c'est précisément ce qui rend son bronze si brillant aujourd'hui. La réussite ne réside pas dans l'absence d'erreurs, mais dans la capacité à maintenir son sentiment d'efficacité personnelle même quand le décor défile trop vite.

Croire que c'est possible, c'est accepter de tomber, tout en sachant que l'on possède déjà tout ce qu'il faut pour se relever. 

Voici 8 moyens concrets pour muscler votre croyance

Les conseils s'applique autant que vous soyez sur une piste de ski ou dans un conseil d'administration :

1. Les "Petites Victoires" (Maîtrise personnelle) - Petit, constant, longtemps, sagement

C’est le pilier le plus puissant. Ne visez pas le sommet de la montagne immédiatement. Découpez votre objectif en micro-tâches que vous savez pouvoir réussir. Chaque réussite accumulée envoie un message à votre cerveau : « Je suis capable ». La confiance est une banque où l'on doit déposer des preuves avant de faire un retrait.

2. Observer les modèles positifs

Identifiez des pairs ou des mentors qui ont un profil similaire au vôtre et qui ont réussi ce que vous entreprenez. En observant leur parcours et leurs méthodes, votre cerveau diminue sa perception du risque. Si quelqu'un avec vos ressources l'a fait, la croyance que « c'est possible pour moi aussi » se cristallise.

3. Se parler positivement 

Remplacez les affirmations vagues (« Je suis le meilleur ») par des instructions techniques. Au lieu de chercher à vous rassurer, devenez votre propre coach tactique : « Respire, garde le focus sur l’activité, applique la méthode X ». Ce discours factuel renforce le sentiment de contrôle.

4. Le stress est utile et peut être positif

Le stress et l'excitation partagent les mêmes symptômes (cœur qui bat, mains moites). Un performeur lucide ne dit pas « Je panique », mais « Mon corps se prépare, l'énergie monte ». En changeant l'étiquette du stress, vous transformez une menace en un allié de performance.

5. L'imagerie mentale orientée vers l'action

Ne visualisez pas seulement la médaille ou la signature du contrat (résultat). Visualisez-vous en train de surmonter une difficulté technique ou de répondre calmement à une objection difficile. En « vivant » virtuellement la réussite d'un geste complexe, vous créez des sentiers neuronaux qui facilitent l'action réelle.

6. Prendre le temps de réfléchir et d'écrire (Journal de bord)

À la fin de chaque journée, notez trois choses que vous avez maîtrisées. Nous avons un biais naturel vers ce qui ne va pas. Tenir un registre écrit de vos compétences exercées force votre esprit à reconnaître votre propre valeur et nourrit votre sentiment d'efficacité sur le long terme.

7. La préparation aux imprévus (Plan B et C)

La confiance lucide vient de la préparation. Savoir exactement quoi faire si le plan A échoue réduit l'anxiété. En ayant des protocoles clairs pour les moments de crise, vous maintenez votre sentiment de compétence même quand les conditions extérieures se dégradent.

8. Avoir les bonnes personnes autour de soi

Entourez-vous de personnes qui valident vos compétences de manière réaliste. La persuasion sociale fonctionne mieux quand elle vient de gens que vous respectez. Un feedback honnête et constructif vaut mieux qu'un compliment vide, car il vous donne une base réelle sur laquelle construire.

Inscrivez-vous à mon atelier sur zoom : l'art de gagner et ma méthode unique C.R.O.I.R.E

Bruno Ouellette
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